La dictature de l'écriture

Tous les systèmes d’écriture ont commencé par des dessins avant d’inventer les lettres.  Certains systèmes, comme l’écriture chinoise par exemple, sont restés des dessins.

Pourtant, le système scolaire à toujours considéré que le transfert des savoirs passe obligatoirement par l’écriture.  Ce qui est contraire à la physiologie du cerveau.

Le psychologue, d’origine anglaise, Tony Buzan, à compris que notre cerveau n’est pas conçu pour fonctionner comme un tableur ou comme un document hiérarchisé.  Bien au contraire, il fonctionne de manière irradiante, c’est-à-dire que le cerveau part d’une idée pour faire naître d’autres idées.  En d’autres termes, il fonctionne par association d’idées.  Cela explique le fameux « syndrome de la page blanche » qui menace tous ceux qui doivent rédiger un document.  Ce syndrome naît de la dictature de l’écriture linéaire que nous impose l’école.

Le syndrome de la page blanche provient du fait que nous essayons de forcer notre cerveau à réfléchir, et donc à produire les idées, selon un ordre déterminé allant de l’introduction à la conclusion.  Or, un tel fonctionnement lui est difficile, voire impossible chez beaucoup de personnes.

Il existe une méthode bien plus adaptée et naturelle: les cartes mentales (mind mapping) qui permettent aux idées de s’associer naturellement.  Les cartes mentales présentent plusieurs avantages: productivité accrue (30 à 50%), réduction du stress, mémorisation plus facile, etc.  C’est probablement pour toutes ces raisons qu’elles sont enseignées aux enfants scandinaves.

Et si les cartes mentales devenaient le mode d’apprentissage du futur?

 

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