L'eau et le rocher

Edward de Bono, celui de la méthode des chapeaux, oppose la water logic à la rock logic.

La logique du rocher est celle de la la plupart des décideurs (politiques et hommes d’affaires) qui nous mènent au gouffre.  L’image est celle du rocher de forme définie, avec des arêtes coupantes, inébranlable au milieu de la rivière.  C’est l’image des certitudes, de tout ce qu’on ne remet jamais en question « parce qu’on a toujours fait comme ça ».  On a dirigé (un pays, une entreprise, l’Union Européenne, la BCE, une équipe de rugby, etc.) comme cela pendant des années, sans dévier de sa ligne de conduite et avec les conséquences désastreuses qu’on connaît parfois.  Et quand le mandat se termine, on en réclame un nouveau pour poursuivre dans la même voie, pour faire plus de la même chose.

La logique de l’eau est celle que propose le taoïsme et les arts martiaux.  C’est une logique d’évitement.  L’eau épouse toutes les formes, accepte de modifier son cours, d’accélérer ou de ralentir selon les obstacles qu’elle doit contourner.  Elle sera lac ou torrent selon la situation et le moment.  C’est l’art de s’adapter aux circonstances sans cesse renouvelées.

Un rocher ne se fond jamais dans les autres.  A l’inverse, deux cours d’eau se mélangent, s’unissent pour être plus forts.

Et si « on » commençait à penser autrement?

 

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