Google vs l'Europe

Depuis la fin de l’année 2010, la Commission Européenne enquête sur le géant américain: Google, pour abus de position dominante.

Hier, Joaquin Almunia, commissaire à la concurrence a officiellement demandé à Google de prendre des mesures  et propose un accord à l’amiable avant d’envisager une plainte officielle.

Pour rappel, voici les abus de position dominante reprochés à Google par la Commission Européenne:

1 – La mise en avant de résultats de recherches issus de ses propres autres services (YouTube, Google Actualités, adresses, etc.) lorsque l’on effectue une recherche depuis la page d’accueil générale. « Cela pourrait générer un traitement préférentiel par rapport aux services concurrents »,indique le commissaire.

2 – La copie, par Google, du contenu d’autres services de recherche concurrents du sien, et l’utilisation de ce contenu dans son offre propre. « Google pourrait copier du contenu original des sites de ses compétiteurs, comme les avis d’utilisateurs et utiliser ce matériel sur ses propres sites sans autorisation préalable. En ce sens, Google s’approprie les bénéfices des investissements de ses compétiteurs », écrit le commissaire.

3 – Les accords entre Google et ses partenaires sur les sites sur lesquels Google place des publicités lors d’une recherche. « Ces accords résultent en une exclusivité de facto en requérant des sites d’avoir tout ou une grande partie de leurs publicités en provenance de Google ». Ce qui exclut donc, selon le commissaire, d’autres entreprises proposant aussi des publicités aux côtés de résultats de recherche.

4 – Les restrictions contractuelles imposées par Google aux développeurs dans le cadre de sa plateforme publicitaire Adwords – qui permet d’acheter des mots-clés pour afficher des liens promotionnels lors d’une recherche. « Ces restrictions les empêchent d’offrir des outils qui permettent le transfert transparent de campagnes publicitaires depuis Adwords vers d’autres plateformes publicitaires».

Source: http://www.01net.com | http://goo.gl/1urwu

Voici la réponse de Google:

« nous venons tout juste de commencer à étudier les arguments de la Commission. Nous ne sommes pas d’accord avec ses conclusions mais nous serons heureux de discuter de toutes les inquiétudes qu’elle peut avoir », 

a répondu Al Verney, un porte-parole de Google à Bruxelles.

Ce bras de fer entre Google et la Commission Européenne promet d’être long et riche en rebondissements, à suivre…

Lire d’autres billets sur le sujet:

– http://goo.gl/NeZHd

– http://goo.gl/uDTC6

 

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