Google veut accélérer le rapprochement homme-machine

Google vient d’acquérir la petite société canadienne DNNresearch (le 13 mars dernier). Une start-up qui travaille sur les réseaux de neurones biologiques et leur application aux machines.  En d’autres termes sur la manière de faire comprendre à des ordinateurs ce que les humains veulent leur communiquer.
Si Google se lance dans de telles acquisitions,  ce n’est probablement pas par pur intérêt théorique pour ces matières…  Nous sommes là clairement dans ce qu’on appelle le transhumanisme.

Celui-ci se définit (Wikipedia – http://goo.gl/O9tLh) comme un

mouvement culturel et intellectuel qui affirme qu’il est possible et désirable d’améliorer fondamentalement la condition humaine par l’usage de la raison, en particulier en développant et diffusant largement les techniques visant à éliminer le vieillissement et à améliorer de manière significative les capacités intellectuelles, physiques et psychologies de l’être humain.

Ou encore comme une

étude des répercussions, des promesses et des dangers potentiels de techniques qui nous permettront de surpasser des contraintes inhérentes à la nature humaine ainsi que l’étude des problèmes éthiques que soulèvent l’élaboration et l’usage de telles techniques.

Le but final est de libérer l’homme des contraintes biologiques et de l’améliorer – sur tous les plans – par la technique pour le rendre plus performant, moins fragile, plus résistant aux maladies et donc immortel, plus efficace, c’est-à-dire d’effacer petit à petit tout ce qui fait l’humain.  A commencer par les faiblesses, la fragilité, les peurs, les doutes et tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
C’est cette quête de la perfection par la technique qui rend le transhumanisme inquiétant.  Mais nous sommes là face à un problème philosophique intéressant: où commence le transhumanisme.  Une hanche artificielle, un régulateur cardiaque, des vitamines, le café de 14 heures, ne constituent-ils pas déjà des ébauches de transhumanisme?  Et pourquoi y renoncerions-nous? Donc, à partir de quel point entrons-nous dans l’inacceptable?

Article inspiré de l’article de la journaliste Martine Tetrais (http://goo.gl/Vggp1)

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