Les trois piliers de l’intelligence stratégique

tabouretComme nos lecteurs le savent, nous évitons, en Belgique, d’utiliser la terminologie française d’intelligence économique.  Pour deux raisons essentielles:

  • parce que le terme d’intelligence économique a tendance à embrouiller les gens et traduit mal ce que recouvre le concept.  Peut-être eût-il été préférable de conserver le nom de veille concurrentielle, mais il était lui aussi limitatif.
  • parce que le terme d’intelligence économique est trop lié au renseignement et fait peur aux entreprises.  Or, en Belgique, nous n’avons pas de culture du renseignement comment en France ou au Royaume-Uni.

Nous lui préférons le nom d’intelligence stratégique.

Insistons encore sur le fait que toute l’information utilisée dans ce cadre est publique et acquise licitement.  C’est l’assemblage de l’information et son interprétation qui lui donnent du sens.

Que recouvre ce terme?

L’intelligence stratégique repose sur trois piliers:

  1. pilier offensif
  2. influence
  3. pilier défensif

Le pilier offensif désigne les efforts consentis pour conquérir de nouveaux marchés.
L’influence ne consiste évidemment pas exclusivement à tenter de modifier des décisions prises au niveau du Parlement Européen.  C’est le travail des lobbyistes qui ne sont accessibles qu’aux grands comptes et aux associations d’entreprises.  Par contre, toute PME a à sa disposition des tas de moyens d’influencer subtilement ses marchés, par exemple par le biais des réseaux sociaux.
Le pilier défensif désigne toutes les actions visant à protéger des positions acquises, des marchés, etc.

Pour ces trois piliers, la veille est évidemment capitale.  Elle permet de connaître la capacité de négociation des clients et des fournisseurs, d’anticiper les mouvements des marchés, de suivre les initiatives prises par les concurrents, de trouver des produits de substitution, d’anticiper la mise en vigueur des nouvelles réglementations régionales, nationales, européennes, etc.

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